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Ecran éteint
Crédit : Stephen Monterroso

Et si on éteignait un peu plus souvent les écrans ?

On passe en moyenne 10 heures par jour sur les écrans. Pourquoi ne pas faire quelques pauses pour se détendre en ces temps de crise sanitaire ?

Les écrans sont partout, entre le smartphone, l’ordinateur, la tablette, la montre connectée et la télévision, les enfants grandissent dans un univers ultra-connecté. À peine ont-ils appris à marcher que, déjà, ils savent se servir d’un mobile, et y checker des vidéos, par exemple. On ne peut plus se passer des écrans, y compris en pleine nuit, pour certains. « Toutes les sphères de nos vies, publiques et privées, sont parasitées par ce réflexe qui consiste à consulter ses messages, à ne pas manquer une notification sur les réseaux sociaux, où à jouer à des jeux pour fuir l’ennui ou le moindre temps mort », avait expliqué, sur MOUVEMENT UP, Florent Souillot, le fondateur de l’association Lève les yeux.

Une véritable addiction : en 2019, les Français pouvaient passer plus de 10 heures chaque jour sur un écran, un peu plus pour les 16-24 ans, complètement accros. La mutuelle Smerep avait pu constater que quatre étudiants sur 10 déclaraient en 2018 ne pas être capables de se passer d’un téléphone portable. Et les confinements – et le télétravail – n’ont rien arrangé.

Risques pour la santé

Des médecins, ainsi que l’OMS, recommandent d’éloigner des écrans les moins de 6 ans. Et pour cause. Leur surexposition peut provoquer des retards au niveau du développement du langage. Cela peut jouer également sur leur capacité à se concentrer, les capacités d’attention. On constate également chez les plus jeunes un certain nombre de troubles, que l’on remarque par exemple par un regard fuyant, parfois on peut noter une vraie nervosité de l’enfant quand on lui retire l’appareil des mains.

Cela vaut aussi pour les adultes : on ne sait plus vraiment être mono-tâche longtemps. On regarde une série télé tout en consultant les pages des réseaux sociaux.

Faut-il tout arrêter ?

Non, pas forcément. Il ne s’agit pas de culpabiliser, car les écrans et les nouvelles technologies sont aussi de bons outils, utiles à l’apprentissage et pour des recherches. Pour autant, on peut, de temps à autre, éteindre les écrans, éloigner le téléphone. Faire des pauses, pour limiter les risques de la surexposition aux écrans.

Lever les yeux de temps en temps, en cette période de crise

Il est possible de préserver des temps sans écran : au réveil, durant les repas, avant de s’endormir et dans la chambre des plus jeunes. Ne pas consulter un écran avant de se coucher nous permet ensuite de mieux dormir. Savoir éteindre un PC à temps, et la qualité de sommeil s’en ressentira.

« Entre la crise sanitaire et les attentats, les temps sont durs et assez anxiogènes pour de nombreuses personnes. Il ne s’agit évidemment pas de ne pas s’informer, mais de se détendre et de dédier des temps à d’autres activités », explique Nathan Bardin, bénévole de l’association Lève les yeux, qui alerte sur les ravages de la surexposition des écrans. Exemple : lire ou cuisiner, loin du téléphone, surtout. L’oublier un temps nous apaise.

« Ces moments de déconnexion nous permettent de mieux calculer et d’apprécier ce qui nous entoure. On peut en profiter pour prendre le temps de penser, remarquer des choses dans notre environnement. »

Contourner l’économie de l’attention

Nos téléphones intelligents ne sont pas si innocents. Ils font de nous des produits car nos données sont en permanence utilisées à des fins mercantiles. Il y a de véritables enjeux politiques, économiques derrière la captation de notre attention par les smartphones », précise Florent Souillot.

Et Nathan Bardin d’ajouter : « Quel est le principe des smartphones et des applications mobiles ? Te pousser à te connecter en permanence via l’envoi de notifications. Tout est fait pour que l’on clique, encore et toujours. Et que l’on passe du temps en ligne, sur les réseaux sociaux. C’est l’économie de l’attention : derrière, les données mobiles sont utilisées à des fins commerciales. » L’astuce : supprimer des applications mobiles peu utilisées, et refuser les envois de notifications pour éviter les incitations… Ainsi, « quand on utilise le téléphone, précise-t-il, c’est qu’on l’aura choisi. Ce n’est pas le mobile qui vient à nous, mais l’inverse ».

La première des réactions à ce nouveau confinement : “on l’a déjà fait, on a pris l’habitude, ça va être plus simple !” et puis quand ce nouveau rythme s’impose le 30 octobre, des sensations désagréables se font de nouveau ressentir.

On va être honnête, le premier #restonschezsoi a été subi comme une gifle arrivée de nulle part avec le contre-coup en prime. Nous étions tous partis pour ranger la moindre parcelle de nos maisons, enfin nous lancer dans l’écriture du livre tant réfléchi entre deux rames de métro, nous reconnecter avec la nature … nous avons plutôt battu des records de temps passé devant nos écrans, on a frôlé le débordement avec les enfants à côté, engager des danses endiablées dans le salon pour invoquer les dieux de la levée du couvre-feu et avons tous eu un bilan très mitigé de cette période fantasmée comme mise au ralenti.

Et si pour les prochaines semaines, on se confinait mais en mieux ?

MOUVEMENT UP bouscule sa ligne éditoriale pour une édition spéciale “ confiner ensemble” pour faire, de cet épisode 2 du confinement, une période un peu plus nourrissante, un peu moins imposée.

Avec notre partenaire KISSKISSBANKBANK nous vous proposons de nous confiner ensemble et de nous retrouver quotidiennement sur le site www.confinerensemble.fr et sur nos réseaux sociaux pour partager ensemble sur cette période et nous entraider. Notre crédo “nous sommes une équipe : on part ensemble on rentre ensemble” et on n’oublie personne sur le bord du chemin. Petits coups de fatigue, moments de doute, envies de changer de job, de vie, de manière de voir, on va tout traiter. Nous n’allons juste pas nous occuper de nos affaires de cœur … quoi que nous ayons quelques idées là-dessus…

Nous vous fournirons des clés de compréhension et une boite à outils pour que vous puissiez analyser cette actualité complexe en l’éclairant des solutions proposées par ceux qui contribuent à un mieux vivre ensemble et avec la planète : les acteurs du changement.

Nous vous suggèrerons aussi des idées pour apaiser ces sources d’inquiétudes et de questionnements qui peuvent nous traverser. Nous serons aussi force de solutions pour confiner solo, à plusieurs, en famille sans déclaration de guerre à la fin de cette cohabitation imposée.

Notre ambition : rendre cette période féconde à des partages d’expériences et des moments d’inspiration pour préparer la sortie, non pas dans le monde d’après mais celui de maintenant mais en mieux !

La même mais en mieux, vous êtes d’accord ?

MOUVEMENT UP en collaboration avec KISSKISSBANKBANK

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