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Le nicksen, ou l'art de ne rien faire

L’art du Niksen : ne rien faire pour favoriser la créativité

On a lu Le livre du Niksen, les bienfaits de l’oisiveté sur notre santé, notre créativité, notre efficacité de la journaliste Olga Mecking. Vous avez dit le « Niksen » ? Que signifie ce terme qui vient des Pays-Bas ?

D’abord, le Niksen, ce n’est pas…

D’abord, rassurez-vous, ce n’est pas une énième recette ou un concept de « bien-être » pour aller mieux en ces temps moroses. « Le Niksen n’exige pas que vous changiez ou que vous vous amélioriez. C’est une bonne nouvelle, non ? », écrit Olga Mecking, auteure du Livre du Niksen (paru en août 2020, aux éditions First), qui en a assez que, dans notre société, il est « devenu socialement obligatoire d’être heureux et en bonne santé sous peine d’être considéré comme un fardeau pour la société ».

Ensuite, il ne faut pas le confondre avec d’autres activités, comme ce qu’on peut appeler le travail émotionnel (réfléchir par exemple sur une chaise au repas du soir ou aux devoirs des enfants). Parfois, on a coutume de dire que, quand on surfe sur le Net, ou qu’on est sur les réseaux sociaux, on ne fait « rien ». Or, le Niksen, ce n’est pas ça non plus.

Alors c’est quoi, au juste ?

C’est l’art de ne… rien faire, et ce, pour aller mieux. Mais qu’est-ce que ça signifie de ne rien faire ? Vaste débat. Et il est ainsi difficile de trouver une définition précise et unique du Niksen, explique d’emblée Olga Mecking, journaliste de métier.

Chacun ses mots. La journaliste cite par exemple l’auteure américaine Gretchen Rubin : « Je traîne sans but dans mon appartement ou mon quartier. Je devais faire une course, et voilà que je flâne. Sans me presser, et sans penser à mes courses. Juste en regardant autour de moi. A la maison, je regarde ma messagerie, mais uniquement parce que je l’ai sous les yeux. C’est un sentiment de dimanche matin. On traîne. »

Il s’agit de prendre du temps pour soi. C’est rêvasser ici ou là, par exemple en contemplant ce qui nous entoure. C’est surtout faire quelque chose sans objectif précis : regarder par la fenêtre, se promener, profiter de la musique. Chercher à être surpris, sans jugement.

Pourquoi c’est difficile et mal vu ?

Certaines personnes peuvent avoir du mal à pratiquer ce fameux Niksen, car leurs journées sont souvent bien remplies, parfois angoissantes, entre les tâches ménagères, les repas, le bricolage, les devoirs des enfants et, évidemment, le travail (à domicile, en période de confinement, pour certains).

Les nouvelles technologies mobilisent notre attention, nous poussent à nous occuper sans arrêt, à poursuivre un travail, produire, ou consommer. Les écrans qui nous entourent nous incitent à nous connecter en permanence, pour passer du temps sur Facebook ou Instagram, jouer sur une application mobile, répondre à un sms, zapper de chaîne de télé en chaîne de télé ; bref, autant d’activités qui nous éloignent d’un temps de Niksen.

Pourquoi le Niksen est important pour nous ?

Décompresser et souffler

Entre notre emploi du temps ultra chargé, et le contexte de crise sanitaire et d’attentats, on peut comprendre que nombreuses sont les personnes à vivre avec un stress continu, partout dans le monde. Ne rien faire, ou pratiquer le Niksen permet de décompresser, c’est un temps mort « utile » pour souffler, notamment.

Trouver des idées et faire le plein d’énergie

Le Niksen, c’est également un moment qui nous permet de réfléchir sans vraiment le vouloir, pour « mieux repartir » : c’est laisser l’esprit vagabonder et faire le plein d’énergie.

Vous travaillez, mais vous n’arrivez plus à avancer ? Faites une pause : levez-vous, allez-vous poser ailleurs et attendez, tout simplement. Vous verrez : rêvasser aide à ce que les idées puissent prendre forme, comme par magie, presque. Ce n’est pas toujours automatique, mais ça peut aider, nous inspirer et favoriser la créativité. Tentez le coup !

Comment y arriver ?

Au boulot

L’auteure vous invite à sauter le pas, au boulot, y compris dans l’open space. Faire des pauses régulières, marcher un peu, prendre l’air, loin de l’écran, et même pendant les réunions pour retrouver un peu de concentration.

Au domicile

Pratiquez le Niksen chez soi est essentiel également, écrit Olga Mecking, mais il est vrai que certains culpabilisent de ne rien faire, en raison des tâches qui leur restent à effectuer.

Pour permettra de sauter le pas plus aisément, l’auteure nous invite à préparer son espace de vie. Exemple : laissez un plaid et des coussins aux couleurs qui vous apaisent, cela aura tendance à vous inciter à vous reposer. Si vous vous jetez sur le canapé, écartez la télécommande ou votre téléphone pour ne pas être tenté de faire autre chose que de flâner.

À l’extérieur

Ne « rien » faire est possible, enfin, quand on pratique une activité physique qui nous plaît (hors période de confinement) : une promenade, une course, un déplacement en vélo sont autant de conditions pour que notre esprit se balade. Bref, sortir, s’aérer et… contempler les paysages sans penser à quoi que ce soit.

La première des réactions à ce nouveau confinement : “on l’a déjà fait, on a pris l’habitude, ça va être plus simple !” et puis quand ce nouveau rythme s’impose le 30 octobre, des sensations désagréables se font de nouveau ressentir.

On va être honnête, le premier #restonschezsoi a été subi comme une gifle arrivée de nulle part avec le contre-coup en prime. Nous étions tous partis pour ranger la moindre parcelle de nos maisons, enfin nous lancer dans l’écriture du livre tant réfléchi entre deux rames de métro, nous reconnecter avec la nature … nous avons plutôt battu des records de temps passé devant nos écrans, on a frôlé le débordement avec les enfants à côté, engager des danses endiablées dans le salon pour invoquer les dieux de la levée du couvre-feu et avons tous eu un bilan très mitigé de cette période fantasmée comme mise au ralenti.

Et si pour les prochaines semaines, on se confinait mais en mieux ?

MOUVEMENT UP bouscule sa ligne éditoriale pour une édition spéciale “ confiner ensemble” pour faire, de cet épisode 2 du confinement, une période un peu plus nourrissante, un peu moins imposée.

Avec notre partenaire KISSKISSBANKBANK nous vous proposons de nous confiner ensemble et de nous retrouver quotidiennement sur le site www.confinerensemble.fr et sur nos réseaux sociaux pour partager ensemble sur cette période et nous entraider. Notre crédo “nous sommes une équipe : on part ensemble on rentre ensemble” et on n’oublie personne sur le bord du chemin. Petits coups de fatigue, moments de doute, envies de changer de job, de vie, de manière de voir, on va tout traiter. Nous n’allons juste pas nous occuper de nos affaires de cœur … quoi que nous ayons quelques idées là-dessus…

Nous vous fournirons des clés de compréhension et une boite à outils pour que vous puissiez analyser cette actualité complexe en l’éclairant des solutions proposées par ceux qui contribuent à un mieux vivre ensemble et avec la planète : les acteurs du changement.

Nous vous suggèrerons aussi des idées pour apaiser ces sources d’inquiétudes et de questionnements qui peuvent nous traverser. Nous serons aussi force de solutions pour confiner solo, à plusieurs, en famille sans déclaration de guerre à la fin de cette cohabitation imposée.

Notre ambition : rendre cette période féconde à des partages d’expériences et des moments d’inspiration pour préparer la sortie, non pas dans le monde d’après mais celui de maintenant mais en mieux !

La même mais en mieux, vous êtes d’accord ?

MOUVEMENT UP en collaboration avec KISSKISSBANKBANK

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